20 mars 2010

Un crime!

À une extrémité du spectre légal, la prostitution conduit à la peine de mort dans certains pays à l'autre extrémité, les prostituées payent des taxes et il existe des syndicats professionnels aux Pays-Bas où les maisons closes sont légales ainsi que la publicité. Une règlementation précise que les prostituées doivent être âgées de 18 ans alors que l’âge de consentement est de 16 ans dans les autres contextes. La situation légale de l'Allemagne, la Suisse, la Grèce et la Nouvelle-Zélande est similaire à celle des Pays-Bas (voir prostitution aux Pays-Bas, prostitution en Allemagne et prostitution en Nouvelle-Zélande). En Australie, la législation varie selon les Etats : en Nouvelle-Galles du Sud, toute personne âgée de plus de 18 ans peut offrir des services sexuels en échange d'argent. Dans l'Etat de Victoria, une personne souhaitant faire fonctionner une affaire de prostitution doit avoir une licence. Les prostituées travaillant pour elles-mêmes, ainsi que les prostituées in the business, doivent être enregistrées. Les travailleurs du sexe individuels n'ont pas besoin d'être enregistrés ou licenciés .

Dans certains pays, le statut légal de la prostitution peut varier en fonction de l’activité ; au Japon, par exemple, la prostitution vaginale est interdite par la loi mais la fellation est légale, car les femmes qui pratiquent une fellation pour de l'argent ne seraient pas considérées comme prostituées au Japon. En Turquie, la prostitution de rue est illégale. Les maisons closes sont régies par le gouvernement dans la plupart des villes, qui abritent des travailleurs du sexe. Les maisons closes privées doivent avoir une licence.

Aux États-Unis, dans quarante-huit des cinquante états, l'achat et la vente de services sexuels sont illégaux et usuellement qualifiés de misdemeanor. Les maisons closes régulées sont légales dans plusieurs comtés du Nevada (voir prostitution au Nevada). En Rhode Island, l'activité sexuelle rémunérée n'est pas illégale, mais les sollicitations de rue et les maisons closes le sont.

Au Canada, la prostitution elle-même est légale, mais la plupart des activités qui gravitent autour ne le sont pas. Il est illégal de vivre des revenus de la prostitution (interdiction du proxénétisme) et il est illégal (pour les deux parties) de négocier un prix dans un endroit public (y compris les bars). Pour maintenir une façade de légalité, des agences d'escorte arrangent un rendez-vous entre la prostituée et le client. D'une façon similaire, en Bulgarie, la prostitution elle-même est légale, mais la plupart des activités qui y sont associées (comme le proxénétisme) sont hors-la-loi.

Les législations varient en ce qui concerne la légalité ou l'illégalité des rôles joués dans la prostitution : se prostituer, être client ou être proxénète. En Suède il est illégal d'acheter des services sexuels : le client est puni d'une amende ou de six mois de détention depuis le 1er janvier 1999, mais les prostituées ne sont pas pénalisées. Il en va de même en Norvège. En Islande aussi, l'achat de services sexuels est criminalisé (les clients sont punis par la loi, mais les prostituées ne sont pas pénalisées). La logique de cette loi est de protéger les personnes qui se prostituent, car beaucoup d'entre elles ont été forcées à la prostitution par quelqu’un ou par la nécessité économique.

Les personnes exerçant la prostitution sont généralement vues par le gouvernement comme opprimées, alors que leurs clients sont vus comme oppresseurs. Dans le cas de personnes de moins de 18 ans se prostituant aux Pays-Bas, être le client ou le souteneur est illégal, mais être la personne se prostituant ne l'est pas, sauf si le client est une personne âgée de moins de 16 ans. Dans beaucoup de pays criminalisant la prostitution, les personnes se prostituant sont arrêtées et poursuivies à un niveau plus élevé que leurs clients.

Au Brésil et en Costa Rica la prostitution perse est légale, mais prendre avantage des profits de la prostitution de quelqu'un d'autre est illégal. La prostitution est légale pour les citoyens au Danemark, mais il est illégal de profiter de la prostitution. La prostitution n'est pas régulée comme aux Pays-Bas ; le gouvernement préfère essayer à travers des services sociaux de sortir les gens de la prostitution vers d'autres carrières, et essaye de diminuer la quantité d'activité criminelle et autres effets négatifs de la prostitution.

Les établissements engagés dans l’esclavage sexuel ou possédés par le crime organisé sont la cible de plus haute priorité des actions pour l'application des lois contre le proxénétisme. La police intervient aussi fréquemment sur plaintes des résidents locaux, souvent dirigées contre la prostitution de rue. Dans la plupart des pays où la prostitution est illégale, au moins certaines formes sont tolérées. Ce statut ambigu permet à la police d'extorquer de l'argent ou/et des services, en particulier des informations sur les activités criminelles que les personnes se prostituant seraient souvent bien placées pour obtenir, en échange de quoi elle « fermerait les yeux ».

Le proxénétisme est un crime dans la plupart des juridictions.

En 1949, les Nations unies ont adopté une convention établissant que la prostitution est incompatible avec la dignité humaine, demandant à toutes les parties prenantes de punir le proxénétisme, les opérateurs et possesseurs de maisons closes et d'abolir tous les traitements spéciaux d'enregistrement des prostituées. La convention a été ratifiée par 89 pays mais pas par l’Allemagne, les Pays-Bas et les États-Unis qui n'ont pas participé.

Certaines municipalités des Pays-Bas aimeraient une politique de tolérance zéro pour les maisons closes, sur des bases moralisatrices, mais la loi ne le permet pas. Cependant, des réglementations, y compris des restrictions sur le nombre et la localisation sont communes. En Catalogne (Espagne), la publicité de services ou d'établissements dédiés à la prostitution, en horaire protégé, est interdite.

Posté par Exit-Proxenete à 00:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires sur Un crime!

Nouveau commentaire